Pendant de nombreuses années, l’amiante a été utilisé sous différentes formes dans la construction et l’équipement de bâtiments. Avec l’usage des locaux, le vieillissement des lieux, la réalisation d’aménagement, des fibres d’amiante peuvent être libérées dans l’air et être source d’exposition pour les occupants et les riverains. L’usage de l’amiante a été interdit à partir du 1er janvier 1997.

L’amiante constitue un problème majeur de santé publique et de santé au travail : ce matériau aux multiples qualités s’est révélé hautement toxique. Il a été massivement utilisé et le nombre de cancers qu’il a induit ne cesse d’augmenter. Interdit en France depuis 1997, il reste présent dans de nombreux bâtiments et équipements. De 400 à 500 fois moins épaisses qu’un cheveu, les fibres d’amiante sont invisibles dans les poussières de l’atmosphère. Inhalées, elles peuvent se déposer au fond des poumons et provoquer des maladies respiratoires graves : plaques pleurales, cancers des poumons et de la plèvre (mésothéliome), fibroses (ou asbestose)… Certaines maladies peuvent survenir après de faibles expositions mais la répétition de l’exposition augmente la probabilité de tomber malade. Les effets sur la santé d’une exposition à l’amiante surviennent souvent plusieurs années après le début de l’exposition. Cent mille morts de l’amiante sont annoncés. Depuis la création du Fond d’indemnisation des victimes de l’amiante (FIVA) en 2000, 90 334 victimes ont déposé un dossier de demande d’indemnisation et 134 860 autres demandes ont été enregistrées.

Le repérage des matériaux et produits pouvant contenir de l’amiante a été rendu obligatoire pour les bâtiments dont le permis de construire a été délivré avant le 1er juillet 1997, afin d’évaluer leur état de conservation et d’estimer si des fibres sont susceptibles ou non d’être libérées dans l’air ambiant.

Les bâtiments concernés par le repérage des matériaux et produits contenant de l’amiante sont tous les immeubles bâtis dont le permis de construire a été déposé avant le 1er juillet 1997. Les obligations de repérages s’adressent aux propriétaires publics ou privés, aux syndicats de copropriétaires, aux exploitants des immeubles.

Les matériaux contenant de l’amiante sont nombreux et variés. Pour gérer efficacement les risques qu’ils induisent, la réglementation établit des listes regroupant les matériaux et produits dont les propriétés sont similaires au regard de la libération des fibres d’amiante dans l’air. Flocages, calorifugeages, faux plafonds, enduits, panneaux, dalles de sol, conduits, joints, revêtements durs, clapets… Des matériaux sont aussi susceptibles de libérer des fibres d’amiante lorsqu’ils sont sollicités (frottement, perçage, ponçage, découpe, etc.) ; le changement d’un carrelage dont la colle contient de l’amiante ; pose d’une prise électrique sur un mur recouvert de peinture amiantée ; maintenance d’une chaudière contenant un joint ou une tresse amiantés ; démoussage ou dépose de fibrociment en toiture ; mastic de menuiserie ; enduits de façade ; plâtre ; descentes d’eaux pluviales, etc.

La présence ou l’absence d’amiante doit être recherchée dans une maison individuelle, l’exploration portera essentiellement sur les toitures, charpentes, sols, gaines, poutres et revêtements des murs du logement. S’il existe un abri de jardin ou un garage, la recherche concernera également les matériaux de construction de ces bâtiments. Dans un appartement en copropriété, le repérage d’amiante concerne les parties privatives : planchers, revêtements des murs, dalles de sol, volets… Pour les parties communes, l’exploration se fera notamment sur les conduits de canalisation, l’ascenseur, le monte-charge et le vide-ordures.

Sources : https://solidarites-sante.gouv.fr/ ; https://www.inrs.fr/ ; www.fiva.fr