L’Association Nationale pour la Préservation et l’Amélioration de la Qualité de l’Air (RESPIRE), association de citoyens, fondée en février 2011, est dédiée à l’amélioration de la qualité de l’air. Spécialisée sur la compréhension des enjeux liés à la pollution de l’air en France et en Europe, qu’ils soient politiques, économiques, sociaux et sanitaires, l’association vient de publier un rapport sur la pollution de l’air dans les écoles parisiennes. Elle s’appuie sur les données scientifiques et publiques existantes, ainsi que sur les réglementations pour informer, communiquer, développer des outils techniques et construire son plaidoyer.

En préambule, son président Olivier Blond, précise : « l’étude que Respire publie montre que les enfants sont exposés à cette pollution au sein même des écoles, ces lieux symboliques de la République où elle leur enseigne à devenir des citoyens et dans lesquels elle devrait les protéger. C’est particulièrement choquant, et c’est pourquoi Respire a tenu à rendre publiques ces informations.

Ce n’est pas la première étude qui montre « la vulnérabilité des enfants à la pollution de l’air. Leur système respiratoire et immunitaire n’est pas mûr. Rapportée à leur poids, leur dose d’exposition aux polluants de l’air est plus importante que chez les adultes. »

Médecins et organisations internationales sonnent l’alarme. L’OMS vient d’annoncer que 570 000 enfants de moins de 5 ans meurent chaque année de la pollution de l’air dans le monde. Et que près de 90 % des enfants de la planète respirent un air toxique. Un rapport UNICEF à paraître va dans le même sens.

Le nombre d’enfants asthmatiques a ainsi doublé en deux décennies, en grande partie à cause de la pollution. La pollution de l’air provoque également un retard dans le développement cognitif des enfants, un déficit de QI. Elle favorise des maladies mentales et neurologiques. Et même dans le ventre de sa mère, le fœtus est vulnérable à la pollution : le risque de naissance prématurée augmente, le poids à la naissance diminue.

La pollution cause un retard dans le développement pulmonaire des enfants, c’est-à-dire que les enfants qui y sont exposés y seront plus sensibles quand ils seront plus grands, qu’ils respireront plus mal quand ils seront adultes. La pollution cause également un retard dans le développement cognitif des enfants. Tout d’abord parce que les enfants malades ont plus de difficultés à l’école. Mais aussi parce qu’elle favorise tout un ensemble de maladies neurologiques. Bref, la pollution nuit à la santé des enfants mais aussi à leur avenir.

Selon la norme choisie française/européenne ou les seuils de l’OMS, le nombre d’écoles en danger ne serait le même. Avec quelle différence !

L’étude publiée attire l’attention sur des choix politiques qui minimisent en France et en Europe les risques de la pollution pour la santé des enfants en publiant un tableau différenciant les normes européennes et les seuils fixés par l’OMS (Organisation mondiale de la santé, institution spécialisée de l’Organisation des Nations unies (ONU) pour la santé publique créée en 1948). On perçoit tout de suite que les normes françaises et européennes visent à minimiser les risques et en conséquence à tromper l’opinion, éviter sa mobilisation. Ainsi, selon les critères de risques français et européen une seule école de l’Île-de-France n’est pas garantie (40µg/m3), alors que selon les seuils fixés par l’OMS (20µg/m3), ce sont 4 093 écoles qui sont en danger, face aux particules PM10, (particules en suspension dans l’air, d’un diamètre aéraulique inférieur à 10 micromètres). Pire encore pour les particules inférieures ou égales à 2,5 micromètres (0 pour 10 620). Soulignant particulièrement les choix politiques criminels de désinformation.

Le président de l’association a quelques raisons de réaffirmer : Chacun a le droit de savoir à quoi et en quelles quantités sont exposés ses enfants. Chacun doit disposer des informations pour protéger sa famille. D’autant plus qu’il existe de nombreuses mesures, au niveau national ou local, pour lutter contre cette pollution que nous présentons. Face à cette abondance de solutions, la pollution de l’air n’est pas une fatalité, c’est un problème de volonté politique. »

Source : https://www.respire-asso.org/;

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