En 1900, Léon Bonnef publiait une brochure intitulée « Les métiers qui tuent : une enquête auprès des syndicats ouvriers sur les maladies professionnelles ». Gallica, la bibliothèque numérique en conserve la mémoire. Trois pages sont consacrées aux « maladies et intoxications des verriers ». Cependant, la mémoire des maladies développées par les verriers remonte encore près d’un siècle plus haut.

L’association Genverre (généalogie des verriers d’Europe), reçue par les verriers de Givors en juin 2015, avait publié en 2013 une brochure de 120 pages intitulée sobrement « Maladies des verriers XIX-XXe siècles », qui fait remonter 75 ans plus tôt la connaissance des maladies des verriers.

« Le nommé Melchior ANDRISSE, jeune homme âgé de vingt quatre ans, d’une constitution des plus robustes, d’une taille très-élevée, à poitrine large, bien développée, souffleur de verre de profession, fut pris, le 24 janvier 1824, de frissons considérables suivis d’une douleur intense dans tout le côté droit de la poitrine, et principalement au dessous du sein, vers le point correspondant à l’espace intercostal des cinquième et sixième côtes, accompagnée d’une difficulté extrême de respirer et d’une toux suffocante… » http://www.genverre.com/

Au travers de ces documents, le site Internet des verriers entend remettre à jour la connaissance des risques au travail dans cette profession. Certains de ces risques sont encore connus auxquels se sont ajoutés de nouveaux avec l’évolution des technologies. Apparaîtront ainsi – contrairement à certaines affirmations péremptoires de médecins-conseils réunis au sein des Comités régionaux de reconnaissance des maladies professionnelles (CRRMP), pour ne pas reconnaître – la littérature scientifique existe bel et bien sur les risques professionnels dans la fabrication du verre creux. Il suffit de se donner la peine de rechercher et lire, pour savoir !

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