Avec la rentrée, les premiers effets de la crise économique produite par la crise sanitaire se font déjà sentir. Alors qu’un plan de relance est rendu public, seul 0,8% des sommes annoncées est dirigé vers les plus modestes.

Pire, le gouvernement cherche à faire payer la crise aux ménages. Le Ministre de la Santé, Olivier VERAN, a en effet annoncé le 3 septembre, une hausse de +2,6 points de la fiscalité sur les complémentaires santé, soit 1,5 milliards d’€. Le 14 juillet dernier, Emmanuel MACRON déclarait pourtant qu’« on ne résout pas une crise comme celle-ci en augmentant les impôts ». C’est néanmoins ce que s’apprête à faire le gouvernement Castex en augmentant la fiscalité santé de 18% en 2021.

Depuis la première taxe sur la santé, introduite en 2000 à 1,75%, les taxes n’ont fait qu’augmenter et peuvent maintenant représenter, sur certains types de contrats, jusqu’à 21% des cotisations. En 2021, les cotisations de santé des adhérents mutualistes vont être encore amputées. Jusqu’à présent, elles l’étaient déjà d’1,5 mois environ. C’est maintenant plus 2 mois de cotisations qui ne pourront pas être redistribués.

Or, contrairement aux assurances, les mutuelles sont des sociétés de personnes et n’ont pas d’actionnaires à rémunérer. Les cotisations mutualistes ne se transforment pas en dividendes, elles restent l’argent des adhérents. A but non lucratif, les mutuelles redistribuent l’intégralité des cotisations en prestations ou en services aux adhérents : c’est un engagement politique et une obligation légale.

Pour les Mutuelles de France, la santé est un droit. Taxer la santé, c’est l’assimiler à une marchandise, à un banal produit de consommation. Mais on ne choisit pas d’être malade. Cette hausse qui correspond à 25€ de taxe supplémentaire chaque année et 100€ pour une famille, pèsera différemment sur le portefeuille selon que l’on soit aisé ou modeste. Or, s’il y a un seul enseignement à tirer de la crise de la Covid-19, c’est que la santé ne peut pas être une variable dans un budget.

Ensemble refusons une taxe supplémentaire sur la santé. La solidarité mutualiste qui s’est organisée pendant la crise (maintien ouverts des centres de santé, contact avec les adhérents isolés, distribution de matériel, reports de cotisations…) doit se poursuivre. Même amputée, nous œuvrerons avec vous pour la faire vivre.

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La Fédération des mutuelles de France regroupe plus de 60 groupements mutualistes, dont 40 mutuelles complémentaires-santé et 20 unions ou mutuelles gérant plus de 280 établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux. L’ensemble des mutuelles et unions de la FMF protègent 2 millions de personnes. Née en 1986 et héritière de la Fédération nationale des mutuelles de travailleurs, la FMF est membre de la Fédération nationale de la Mutualité française depuis l’unification du mouvement mutualiste en 2002.

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