Les vœux de combat des verriers pour le respect de la santé au travail s’inscrivent dans la vaste action multiforme menée par des milliers de travailleurs de ce pays.

Dix ans de combats pour la reconnaissance de l’origine professionnelle des pathologies qui frappent les verriers de Givors les inscrivent dans une tradition qui s’inscrit loin de vœux pieux pour le nouvel an : ils se battent !

Certes, depuis six ans ils réclament l’inscription de la verrerie de Givors parmi les sites amiantés du ministère du travail – ce qui permettrait les départs en préretraite amiante pour ceux qui travaillent encore, faciliterait l’accès aux suivis médicaux post-professionnels et les reconnaissances en maladies professionnelles – sans pour autant l’avoir obtenu. Mais ils continuent et leur recours au Conseil d’État déposé en 2018 l’atteste.

Six procédures individuelles pour faute inexcusables déposées contre l’ancien employeur pour des maladies reconnues d’origine professionnelle par la Sécurité sociale sont en cours. L’une d’entre elles, par la volonté d’O.I.-Manufacturing, est pendante devant la Cour de cassation. Une demande de reconnaissance en maladie professionnelle est pendante devant la Cour d’appel de Lyon qui a désigné, pour avis, un troisième CRRMP (le Comité régional de reconnaissance en maladie professionnelle de Marseille). Une autre déclaration de maladie professionnelle est en cours d’instruction devant la Cour d’appel de Lyon. Enfin, les 60 verriers qui ont réclamé la remise d’attestations d’exposition à l’amiante et aux produits toxiques devant le Conseil des prud’hommes de Lyon – conformément au Code du travail – ont déposé un recours devant la Cour d’appel de Lyon, après rejet de leurs demandes.

Les vœux de combat des verriers pour le respect de la santé au travail s’inscrivent dans la vaste action multiforme menée par des milliers de travailleurs de ce pays pour le respect de leurs droits : dockers, mineurs, métallurgistes, chimistes, menuisiers, céréaliers, vignerons, etc.

En 2019 ? On continue !

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