Un nouveau coup dur pour les malades du travail. L’Association nationale des victimes de l’amiante (Andeva) a tiré la sonnette d’alarme à propos du « hold-up » orchestré sur les rentes. Alors que l’article L. 161-25 du Code de la Sécurité sociale prévoit que la revalorisation des prestations sociales soit indexée sur l’inflation, le gouvernement, toujours prompt à la chasse aux économies, a décidé de taper une fois de plus dans le porte-monnaie des bénéficiaires touchés par un accident du travail, une maladie professionnelle ou une invalidité.

Comme le dénonce l’association, l’article 52 du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) de 2020 instaure une dérogation pour les pensionnés percevant une retraite de plus de 2 000 euros : la revalorisation, qui aurait pu être supérieure à 1 % l’année prochaine, compte tenu de l’inflation, sera limitée à 0,3 %… Comme le rappelle l’Andeva dans son communiqué : « Une dérogation analogue avait déjà été votée dans la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2019. Ce grignotage du niveau de vie est en contradiction flagrante avec les annonces du président Macron sur le pouvoir d”achat (…) S’agissant de victimes du travail ou de salariés dont l’exposition à l’amiante a réduit l’espérance de vie, cette mesure revient à leur infliger une double peine. » Une disposition d’autant plus injuste que les comptes de la branche accidents du travail-maladies professionnelles (AT-MP) sont dans le vert pour la septième année-consécutive avec près d’un milliard d’euros d’excédent en 2019. L’Andeva exhorte donc « tous les députés épris de justice, quelles que soient leurs convictions politiques, de ne pas cautionner cette injustice ». De son côté, la Fnath, association des accidentés de la vie, a demandé instamment au gouvernement et aux parlementaires de « revoir leur copie ». L’Humanité, 25/11/2019.

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