Chaque année, 2,3 millions de travailleurs décèdent du fait d’un accident du travail ou d’une maladie liée au travail.

Si pendant plusieurs décennies le « progrès social » s’est illustré par une avancée des droits, des libertés et des conditions matérielles pour les travailleurs, ce n’est plus le cas aujourd’hui. Le chômage augmente, 40% des travailleurs dans le monde n’ont pas de contrat de travail, des dizaines de millions d’enfants sont contraints de travailler. Près d’un milliard et demi de personnes vivent avec moins de 4,50 euros par jour, 70% de la population mondiale n’a pas de système de protection sociale, le droit de grève et les libertés syndicales sont loin d’être un droit universel…

Bernard Thibault est membre du conseil d’administration de l’0rganisation internationale du travail (OIT) et a été secrétaire général de la CGT de 1999 à 2013. Il a écrit ce livre avec le concours de Pierre Coutaz. Les Editions de l’Atelier, 2016.

Chaque année, 2,3 millions de travailleurs décèdent du fait d’un accident du travail ou d’une maladie liée au travail. Il existe ainsi plus de victimes dans le cadre du travail qu’il n’y en a dans tous les conflits et guerres réunis au cours d’une année. Le nombre de personnes an âge de travailler qui ne le peuvent plus pour cause de maladie ou d’incapacité dépasse désormais le nombre de chômeurs !

En Europe, les droits sociaux sont fréquemment présentés comme des « privilèges » d’un autre temps. La version néolibérale de la mondialisation a fait de la concurrence un absolu qui s’est étendu à la planète entière. Les dégâts humains de cette véritable guerre sociale mondiale sont énormes. Pourquoi cette situation ? Quelles en sont les origines, qui en est responsable et comment peut-on en sortir ?

Ancien secrétaire général de la CGT et désormais membre du conseil d’administration de l’Organisation internationale du travail (OIT), Bernard Thibault dénonce dans cet ouvrage ce culte du moindre coût qui sacrifie les salariés du monde sur l’autel de la concurrence. La solution à cette dérive ne peut pas être le repli sur soi nationaliste mais la promotion de l’égalité des êtres humains par l’adoption dans les divers pays du monde de normes protectrices et élevées tant en termes de rémunération que de conditions de travail.

En indiquant comment ces normes et l’Organisation internationale du travail peuvent devenir un levier pour faire progresser les droits sociaux partout dans le monde, Bernard Thibault ouvre un chemin : les travailleurs et leurs syndicats ont des atouts pour sortir de la guerre sociale mondiale en s’unissant et en construisant un monde guidé par le respect des droits.