« Les nuages naissent à partir de gouttelettes d’eau se formant dans l’atmosphère autour de particules fines appelées aérosols. Les polluants atmosphériques contribuent de manière significative à la formation de ces aérosols. Des chercheurs viennent de découvrir que les premières étapes de formation des aérosols sont favorisées par la présence de pyridine, une molécule produite en abondance par l’activité humaine. » Le Progrès, 03/11/2019.

La pyridine ou azine, de formule brute C5H5N, est un composé hétérocyclique simple et fondamental qui se rapproche de la structure du benzène où un des groupements CH est remplacé par un atome d’azote. Elle existe sous la forme d’un liquide limpide, légèrement jaunâtre ayant une odeur désagréable et pénétrante (aigre, putride et évoquant le poisson). Elle est très utilisée en chimie de coordination comme ligand et en chimie organique comme réactif et solvant. Les dérivés de la pyridine sont très nombreux dans la pharmacie et dans l’agrochimie. La pyridine est utilisée comme précurseur dans la fabrication d’insecticides, d’herbicides, de médicaments, d’arômes alimentaires, de colorants, d’adhésifs, de peintures, d’explosifs et de désinfectants. Elle est un composé aromatique qui possède une réactivité différente du benzène. https://fr.wikipedia.org/wiki/Pyridine

La pyridine est nocive par inhalation, par contact avec la peau et par ingestion. Elle est absorbée par le tractus gastro-intestinal, la peau et les poumons. Les problèmes gastro-intestinaux qui peuvent survenir en même temps sont : des nausées, des vomissements, des anorexies voire des diarrhées. Par inhalation, les vapeurs de pyridine sont irritantes pour les muqueuses oculaires, nasales et respiratoires. Les symptômes habituels d’une exposition à la pyridine sont : maux de têtes, toux, respiration de type asthmatique, laryngite, nausées et vomissement. La pyridine par contact cutané ou par projection provoque une irritation de la peau et des muqueuses, voire des brûlures. La pyridine a été à l’origine de quelques cas de sensibilisation cutanée à type d’eczéma. Au niveau oculaire, la pyridine induit des lésions sévères avec opacification cornéenne et cicatrisation de la conjonctive. Les deux principaux organes touchés par la pyridine sont le tractus gastro-intestinal et le système nerveux central. Quelle que soit la quantité absorbée, les problèmes majoritaires sont neurologiques : céphalée, vertiges, asthénie, nervosité, confusion. La pyridine est métabolisée de la même façon pour toutes les espèces étudiées et est éliminée sous forme inchangée ou métabolisée par l’urine. La pyridine n’est pas mutagène. http://www.inrs.fr/ Fichetox_85

Quand on parle de pollution atmosphérique, ce sont des données à prendre en considération et les chercheurs nous aident à mieux cerner les dangers pour le genre humain. Ces questions seront au centre du colloque «  Du travail au lieu de vie. Quelles mobilisations contre les risques professionnels et les atteintes à l’environnement ? », organisé par l’association des verriers en partenariat avec Sciences-Po Lyon. Pour connaître l’organisation des travaux, http://www.vive-fr.org/ s’inscrire pour participer à un atelier, venir témoigner, un site Internet dédié a été créé : https://givors.sciencesconf.org/

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