Au terme d’une longue visite des établissements hospitaliers du pays, les élus du groupe communiste républicain citoyen et écologiste au Sénat ont déposé cet été une proposition de loi (PPL) visant à redéfinir les missions des hôpitaux de proximité. Ce texte s’inscrit dans la logique de l’accès à des soins de qualité partout et pour tous.

Les élus communistes proposent de revoir intégralement les modalités de la réforme des hôpitaux de proximité du gouvernement. La loi de santé d’Agnès Buzyn prévoit en effet que, sauf dérogation concédée sur la chirurgie, les 500 à 600 futurs hôpitaux de proximité labellisés ne seront pas équipés d’un bloc et n’assureront aucune activité d’obstétrique. Ils seront recentrés sur la médecine générale, la gériatrie et la réadaptation. Selon les parlementaires communistes et écologistes cette réforme « Loin de créer de nouvelles structures, vise en réalité à transformer des établissements existants en « hôpitaux de proximité » en les réduisant à de véritables coquilles vides, privés de leurs services essentiels et, par conséquent, de bon nombre de leurs lits, accuse l’exposé des motifs de cette proposition de loi. Ils exerceront, seulement à titre obligatoire, une activité de médecine et, de façon dérogatoire, au bon vouloir des directeurs ou directrices d’agence régionale de santé, une activité de soins de suite et de réadaptation, notamment. »

A l’opposé, les sénateurs et sénatrices communistes proposent que la loi dote ces établissements « d’un service d’urgences ouvert en permanence, d’une maternité de niveau I, des services de médecine et de chirurgie, des services de soins de suite et de structures pour les personnes âgées, en lien avec un réseau de centres de santé et la psychiatrie de secteur ». Pour ces parlementaires, cette redéfinition des missions des hôpitaux de proximité doit s’accompagner d’une augmentation « urgente » du budget des établissements publics « afin de rattraper les décennies d’austérité budgétaire, en revalorisant, notamment, l’objectif national des dépenses maladie (ONDAM) autour de 4,5 % par an ». Le financement serait assuré par l’exonération de la taxe sur les salaires, « qui pèse sur les hôpitaux pour un montant de 4 milliards d’euros par an ».



Le centre hospitalier de Givors (Rhône), inauguré en 1908, figure depuis longtemps parmi les objectifs de liquidation des divers gouvernements. En 1995, la population de la ville s’était mobilisée pour le maintien et la modernisation du bloc opératoire, qu’elle obtint. En 2006, une nouvelle mobilisation obtint le maintien et la modernisation de la maternité qui se développa, ainsi que la reconstruction de l’hôpital et de la gériatrie. La lutte paie.

Les communistes reprochent au gouvernement une communication « trompeuse » sur leur gestion du dossier hospitalier. « Même si la ministre de la Santé répète avec le président de la République qu’il n’y aura aucune fermeture d’hôpitaux ni de maternités, la réalité est tout autre ! »

La proposition de loi de ces parlementaires fait écho aux luttes qui se développent depuis plusieurs mois dans le monde hospitalier contre une politique régressive qui ferme des lits par centaines, des services et à la fin des établissements de proximité. Celle qui engage aujourd’hui 220 des services d’urgence dans le pays et reçoit le soutien des élus locaux et des populations vient confirmer ce mécontentement et souligne l’urgence d’un changement de politique.

Ces questions posées «  Du travail au lieu de vie. Quelles mobilisations contre les risques professionnels et les atteintes à l’environnement ? » seront au centre du colloque, organisé par l’association des verriers en partenariat avec Sciences-Po Lyon. Pour connaître l’organisation des travaux, http://www.vive-fr.org/s’inscrire pour participer à un atelier, venir témoigner, un site Internet dédié a été créé : https://givors.sciencesconf.org/

Sources ; www.lequotidiendumedecin.fr/hopital/

et, dictum venenatis, facilisis non commodo sit elit. vulputate, vel, suscipit in