Régulièrement les « pisseurs volontaires » font parler de leurs urines chargées de Glyphosate. Ce ne sont pas seulement des paroles mais aussi des poursuites judiciaires qui sont engagées. Le taux maximal de glyphosate ne devant pas dépasser les 0,1 nanogramme par millilitre, sur 34 prélèvements réalisés parmi les « Coquelicots choletais », les résultats ont été les suivants : deux personnes sous le seuil, un taux maximal de 2,63 et une moyenne de 0,75. Des plaintes vont être déposées au tribunal de Grande Instance de Paris au pôle santé publique contre firmes et décideurs. Les organisateurs rappellent que si 2 500 molécules sont décelables dans les analyses de l’eau, nous ne sommes capables d’en analyser que 600. Au total, quelque 5 000 plaintes auraient été déposées par les pisseurs involontaires au plan national sur la base des tests Elisa utilisés par les pisseurs. Le laboratoire allemand qui a réalisé les analyses s’appuie sur la norme de l’eau potable 0,10 ng par millilitre, soit un milliardième de gramme par ml.

La mobilisation des populations ne cesse de croître face à l’inertie des pouvoirs publics qui tergiversent sur les risques chimiques et environnementaux. Comme on l’a vu avec une réglementation des pulvérisations limitées à quelques mètres des habitations, des écoles, des crèches alors que le vent porte au loin les brouillards toxiques.

Les fédérations départementales agricoles de la FDSEA en Ille-et-Vilaine, du Morbihan et du Calvados se mobilisent et menacent de déposer plainte pour « diffamation et dénigrement ». En Ille-et-Vilaine une campagne de prélèvements et d’analyses auprès de 46 agriculteurs volontaires a été conduite. D’après ces échantillons analysés selon la méthode chromatographique par Labocea, un laboratoire accrédité indépendant, « 42 agriculteurs sur 46 ne présentent aucune trace de glyphosate et d’Ampa (principe actif issu de la dégradation du glyphosate). Et pour les quatre agriculteurs présentant des traces, les concentrations relevées dans les urines correspondent à une exposition par voie orale inférieure à 1 % de la dose journalière admissible. »

Curieux tout de même que les consommateurs soient tant empoisonnés, alors que les producteurs ne seraient pas ! En plus de leur persistance dans l’environnement, un autre problème majeur est le nombre de produits existants. Plus de 300 principes actifs sont autorisés en France. Insecticides, fongicides ou herbicides… Avec plus de 65 000 tonnes épandus chaque année dans les cultures agricoles, la France reste l’un des premiers utilisateurs mondiaux de produits phytosanitaires.

Malades de la thyroïde : malades de l’environnement ? Aujourd’hui, en France, 3 millions de personnes sont traitées pour une maladie de la thyroïde. Selon un rapport de l’OMS et du Programme des Nations Unies pour l’Environnement, l’incidence des maladies et des troubles thyroïdiens a augmenté fortement au cours des dernières décennies. 6 à 10% des adultes souffrent d’une maladie ou de troubles de la thyroïde, l’hypothyroïdie étant le dysfonctionnement le plus courant, qui touche en priorité les femmes (6 fois plus que les hommes). Les enfants et les adolescents ne sont pas épargnés par cette épidémie. Une telle évolution amène à s’interroger sur les causes environnementales.

Les perturbateurs endocriniens des hormones thyroïdiennes sont mis en cause, principalement pendant la période pré-conceptionnelle et la grossesse : phtalates (plastiques souples, cosmétiques…), bisphénol A (plastiques), polybromés, (matériels électroniques, ameublement), perfluorés, pesticides (111 sur 287 pesticides évalués par l’agence européenne EFSA), rayonnements ionisants… Quelles sont les conséquences pour les malades de cette exposition à ces perturbateurs endocriniens ? Quelles sont les conséquences pour les femmes enceintes et leurs enfants et peut être leurs descendants ? Réduction du QI, troubles cognitifs et troubles du comportement comme le TDAH (Trouble de Déficit de l’Attention Hyperactivité), voire même autisme sont rapportés.

Sources: https://www.ouest-france.fr/; http://www.reseau-environnement-sante.fr

Lorem Aliquam tristique diam ante. consectetur accumsan sem, consequat.