Les 14 et 15 novembre 2019, s’est déroulé à Givors le 3e colloque des verriers en partenariat avec Sciences-po Lyon et la Maison des Sciences de l’Homme Lyon St-Etienne sur le thème « Du travail au lieu de vie. Quelles mobilisations contre les risques professionnels et environnementaux ? ». La Région Auvergne-Rhône-Alpes, les villes de Givors et Grigny apportaient leur soutien.

Plus d’une centaine de chercheur·e·s, militant·e·s, associations d’habitant·e·s, ancien·ne·s verriers, professionnel·le·s de la santé, se sont réunis au cours de ces deux journées. Si des suites seront données à l’échelle régionale, les présent·e·s ont déjà apporté leur soutien aux luttes actuelles pour la protection de la santé des travailleuses et des travailleurs et pour la protection de l’environnement, au travers d’un « Appel de Givors ». Ces luttes s’appuient constamment sur des mobilisations pour la construction de connaissances sur les maladies professionnelles et sur les pollutions industrielles. Elles imposent des reconnaissances en maladies professionnelles pour les victimes et des condamnations d’entreprises pour « fautes inexcusables », sanctionnant leurs défaillances en matière de protection des salariés.

Mais ces luttes visent des objectifs plus larges et notamment la mise en œuvre de mesures préventives afin d’inverser la courbe de croissance des maladies et décès par cancers liés à des expositions toxiques professionnelles ou environnementales.

L’incendie de Lubrizol à Rouen, comme les risques industriels de Fos-sur-Mer, des mines de Salsigne dans l’Aude ou les risques de l’amiante, des hydrocarbures et pesticides étaient au centre des travaux du colloque.

En introduction, Annie Thébaud-Mony, directrice de recherche honoraire à l’INSERM, présidente de l’association Henri-Pezerat, dressait l’état de la recherche en matière de maladies d’origine professionnelle ; Nadine Melin, avocate des verriers, faisait le point de l’actualité des procédures judiciaires ; Laurent Gonon, animateur du combat des verriers pour la reconnaissance des maladies professionnelle expliquait les raisons de ce troisième colloque à Givors.

Cinq grands témoins ont donné leurs raisons de participer à ce colloque : Christine Denuzière, fille d’un verrier de Givors reconnu en maladie professionnelle ; Paul Bouffartigue, sociologue du travail au CNRS ; François Lafforgue, avocat des verriers ; Frédéric Ogé, chercheur au CNRS environnement industriel, risques et pollution ; Gerald Le Corre, responsable CGT, santé travail en Seine-Maritime.

Chacun des cinq ateliers étaient animés par une équipe de militants et chercheurs et à la fin des travaux ils rendirent compte des discussions qu’ils avaient animées : François Duchêne, pour l’atelier 1 – Comment défendre la santé dans l’entreprise ? – Pascal Marichalar, pour l’atelier 2 – En quête de responsabilités : quelles actions en justice ? – Gwenola Le Naour, pour l’atelier 3 – Maladies professionnelles (1919-2019) : des droits à faire respecter. – Marie Ghis Malfilatre, pour l’atelier 4, Conditions, organisation et précarisations du travail : quelles conséquences sur la santé et sur l’environnement ? – Thomas Zanetti, pour l’atelier 5, Du travail aux lieux de vie : quelles luttes communes pour la santé et l’environnement ?

D’ores et déjà, ces diverses interventions et compte-rendus des travaux peuvent être consultés en ligne https://vimeo.com/search?q=verriers+de+givors

Pour l’actualité des actions pour la réduction des risques au travail et environnementaux, consulter : www.verriers-givors.com

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