Tous les ans, 2 500 enfants sont diagnostiqués d’un cancer en France. Les cancers pédiatriques se développent plus rapidement que chez les adultes. En France, un enfant sur 440 est atteint d’un cancer avant l’âge de 15 ans et 500 en meurent.

Les cancers pédiatriques n’ont rien à voir avec ceux des adultes. Leurs natures anatomiques sont très particulières. Les enfants et les adolescents sont plutôt touchés par les leucémies (30% des cas, selon l’Institut National du Cancer), les tumeurs du système nerveux central (24%), les lymphomes (11%), ainsi que d’une myriade de tumeurs comme les tumeurs du système nerveux ou les tumeurs du rein qui n’atteignent pratiquement que des enfants. En revanche, les cancers du poumon ou du sein, très fréquents dans le monde adulte, sont beaucoup plus rares chez l’enfant (http://sante.lefigaro.fr/ 15/09/2018).

À l’heure actuelle, les traitements des enfants reposent sur la chimiothérapie, la chirurgie et la radiothérapie, bien que cette dernière soit peu utilisée à cause des effets secondaires. Environ 80% de ces cancers pédiatriques seront guéris, grâce à l’adaptation des traitements réservés aux adultes mais aussi en développant des protocoles propres comme l’immunothérapie.

Les causes de ces cancers pédiatriques sont encore très mal connues. Sont-ils génétiques ou dus à l’environnement ? En effet, les facteurs favorisant traditionnellement les cancers chez les adultes comme l’alcool, la cigarette ou l’hygiène de vie – selon les grands classiques de Santé Publique France qui évitent de s’intéresser à autre chose – ne peuvent pas s’appliquer ici. On n’a trouvé une prédisposition génétique que chez seulement 8% des enfants. Une autre piste creusée par les praticiens est celle du système immunitaire.

En mars 2018, pour la première fois, l’État, par le biais de l’ARS, avait reconnu que l’état de santé des habitants de la zone de Fos était « fragilisé » par la pollution.@ AFP

Le surnombre de cancers pédiatriques observés en Loire-Atlantique conduit à d’autres pistes de recherches (https://www.actu-environnement.com/, 16/10/2019). Suite aux diagnostics sur les logements établis au cours de l’été par l’Agence régionale de santé, des campagnes de mesures environnementales aux domiciles des enfants atteints de cancer débuteront au mois de novembre prochain. Elles portent sur les champs électromagnétiques, l’air, l’eau potable et l’eau de pluie, ainsi que sur la radioactivité. Cependant, pour certains domiciles, des analyses spécifiques liées aux particularités de ces logements et à l’environnement proche (proximité d’activité potentiellement polluante) seront également effectuées.

La révélation des cancers pédiatriques à Sainte-Pauzanne, au sud de Nantes (Loire-Atlantique), a conduit l’Agence régionale de santé (ARS) a effectuer des prélèvements d’eau dans le restaurant scolaire de l’école privée de Notre-Dame de Lourdes (https://www.ouest-france.fr/,25/07/2019). Sur dix-sept cas de cancers pédiatriques, dont trois mortels, recensés ces dernières années, l’ARS en a retenu 14 pour son enquête. Près d’une centaine de produits seront recherchés dans ces prélèvements, des métaux en passant par des hydrocarbures ou pesticides. Les analyses se pencheront aussi sur la teneur en radon, un gaz naturel très présent dans la région, ou encore la présence de produits chimiques utilisés pour traiter le bois dans une ancienne usine à proximité.

Cette étude de risques qui n’a pas encore publié ses résultats, est très attendue, pas seulement par les habitants de ce petit village. Ces questions seront au centre du colloque organisé par l’association des verriers en partenariat avec Sciences-Po Lyon, les 14-15 novembre à Givors. «  Du travail au lieu de vie. Quelles mobilisations contre les risques professionnels et les atteintes à l’environnement ? » Pour connaître l’organisation des travaux, http://www.vive-fr.org/ s’inscrire pour participer à un atelier, venir témoigner, un site Internet dédié a été créé : https://givors.sciencesconf.org/

Lorem justo in at Curabitur ut mattis libero. Praesent sit vel, Aliquam