Le combat syndical pour le respect de la santé au travail reste déterminant.

Le cancer du sein constitue la première cause de décès des femmes par cancer. On compte 600 000 femmes atteintes en France, 60 000 nouveaux cas et 11 000 décès par an. Ce cancer touche essentiellement des femmes (99%).

Il y a bien sûr des facteurs liés au mode de vie : l’obésité, la consommation excessive d’alcool, le tabagisme. Ou des prédispositions génétiques, liées à l’âge ou à la vie gynécologique et reproductive. Mais le travail de nuit, les rayonnements ionisants et les produits chimiques en sont les trois principaux facteurs. À partir de travaux scientifiques effectués, le travail de nuit pose un réel problème. L’exposition à la lumière artificielle (diminuant la production de mélatonine qui est surtout sécrétée la nuit et ayant un effet anti-cancérogène), la perturbation des gènes (impliqués dans la prolifération cellulaire) ou les troubles du sommeil (pouvant affaiblir le système immunitaire), sont les causes pointée par le syndicat CFDT branche mines dans un tract lançant une campagne pour la reconnaissance des cancers du sein dans les tableaux de maladies professionnelles de la Sécurité sociale. Ce sont 759 000 salariés qui sont exposés aux risques induits par le travail de nuit.

Le personnel des services de radiologie, les hôtesses de l’air et travailleuses du nucléaire est particulièrement exposé aux rayons X, gamma et cosmiques. Les rayonnements ionisants, concernent 259.000 salariés et représentent 10 % des cancers. Les rayonnements peuvent altérer le fonctionnement des tissus et/ou des organes et produire des effets aigus tels que rougeurs de la peau, perte de cheveux, brûlures radiologiques ou syndrome d’irradiation aigu. Ces effets deviennent plus sévères lorsque la dose et le débit de dose augmentent. Par exemple, la dose seuil pour l’apparition d’un syndrome d’irradiation aigu est d’environ 1 Sv (1000 mSv), selon l’OMS.

Nombre de métiers féminins sont exposés aux produits chimiques qui induisent notamment l’exposition aux perturbateurs endocriniens : les services d’entretien qui utilisent des produits désinfectants mais aussi coiffeuses et esthéticiennes. Les perturbateurs endocriniens sont responsables de cancers, d’infertilité et de maladies bien souvent incurables. Pour les perturbateurs endocriniens, les valeurs limites professionnelles sont faussement protectrices car elles reposent sur des concepts scientifiques obsolètes. Il est d’autant plus urgent de repenser les valeurs limites (VLE) que les expositions au travail sont généralement plus élevées quand milieu environnemental.

L’intensité de l’exposition aux produits chimiques et la durée de l’exposition peuvent être particulièrement importantes dans l’industrie. L’enquête SUMER 2010 montre que si 8 % de l’ensemble des salariés sont exposés de manière longue ou importante à au moins un risque chimique (qu’il s’agisse d’un agent cancérogène ou non), ce sont 51 % des ouvriers qualifiés et 34 % des ouvriers non qualifiés des secteurs du métal, du bois et de l’ameublement qui sont dans cette situation et ce taux est de 24 % pour les ouvriers qualifiés et 14 % pour les techniciens et agents de maîtrise dans les industries de process.

Le combat syndical pour le respect de la santé au travail reste déterminant pour la mise en place de mesures efficaces de protection sur les postes de travail et la réduction d’usage des produits hautement toxiques.

Source : https://www.republicain-lorrain.fr/; André Cicolella, in Les risques du travail, pour ne pas perdre sa vie à la gagner, La Découverte, 2015 ; http://www.who.int/fr/ ; Zoom sur huit produits chimiques, DARES Analyses, octobre 2015, n° 74, p. 6-7.

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