Éliminer d’une manière définitive les millions de tonnes d’amiante qui polluent notre pays.

A l’occasion de l’ouverture du salon de l’agriculture, le président Macron à la rencontre des agriculteurs et d’une population en souffrance et en plein doute a eu un échange très animé au sujet des dernières décisions sur le glyphosate, échange largement médiatisé par la presse visuelle ou écrite. Le président a rappelé qu’au regard de sa fonction, il aurait en cas d’inactivité à rendre des comptes, « comme ont été conduits à le faire les responsables de l’amiante ». Cette argumentation a pour le moins surpris et choqué les responsables de défense des victimes. A tel point que la CAVAM (Coordination des associations de victimes de l’amiante et des maladies professionnelles) lui a adressé une lettre pour lui rappeler un certains nombre de responsabilités de l’État loin d’être assumées.

« A ce jour, Monsieur le Président, aucun responsable n’a été appelé à rendre des comptes. Depuis vingt-deux ans que les premières plaintes sont déposées, aucune n’a aboutie. Vingt-deux ans que les victimes et leurs familles attendent l’ouverture d’un procès équitable de l’amiante. Bien au contraire les dernières décisions, dans la procédure, enregistrées tendent plutôt vers un non-lieu généralisé. A contrario, se sont les victimes et leurs familles qui sont le plus souvent appelées à rendre des comptes devant les juridictions civiles. C’est une humiliation pour les victimes, pour les conjoints survivants, et leurs familles d’être amenés à justifier de l’exposition au poison cancérigène, qui a brisé leur vie […]

« Nous pensons que dans une démarche de santé publique, pour ne pas accepter sans rien faire les 100 000 décès imputables à l’amiante attendus d’ici 2050, pour les générations futures et pour l’environnement, il est impératif d’éliminer d’une manière définitive les millions de tonnes d’amiante qui polluent notre pays. A cet effet, nous avons soumis aux différents ministères concernés, un projet novateur de l’éradication de l’amiante. Nous avons eu à ce jour peu de réponses concrètes. Par la présente nous vous demandons Monsieur le Président de bien vouloir vous informer auprès des ministères de la santé, du travail et de l’environnement de ce projet, de l’examiner en liaison avec l’avis de la communauté européenne sur l’éradication de ce poison. »

A bonne entendeur, salut !

http://www.amiantemaladieprofessionnelle.com/