Pour l’indemnisation du préjudice d’anxiété et l’obligation de loyauté !

Leur entreprise s’est appelée Rhône-Progil, puis Rhône-Poulenc, puis Rhodia-Chimie, puis Rhodia-Intermédiaires, puis Rhodia-Opérations et enfin Vencorex. Pendant 10, 20 ou 30 ans, ils ont travaillé sur le site de la plateforme chimique du Pont-de-Claix ou certains travaillent encore. Des ouvriers, techniciens, électriciens, soudeurs, manutentionnaires ou agents administratifs qui ont tous été exposés à l’amiante. Et plus précisément à de la bouillie d’amiante utilisée dans l’atelier d’électrolyse. Ils sont ainsi 210 (129 actifs et 81 retraités) à avoir saisi le Conseil des prud’hommes de Grenoble par l’intermédiaire de leur avocate, M Peggy Fessler.

Ils réclament que soit reconnu leur préjudice d’anxiété caractérisant une inquiétude permanente face au risque de déclarer à tout moment une maladie liée à l’amiante. Et ils chiffrent ce préjudice à 20 000 euros. C’est ce que ces salariés ou anciens salariés demandent à la société Rhodia. Ils demandent également 5 000 euros au titre du manquement à l’obligation de loyauté. Dans un rapport, l’inspection du travail avait en effet établi que la société Rhodia avait utilisé de l’amiante jusqu’en 2005 alors que l’utilisation de ce matériau avait été strictement interdite fin 2001.

Source : https://www.ledauphine.com/isere-sud/

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