Dans les industries à risques, les salariés sont exposés à de multiples facteurs pouvant porter atteinte à leur santé. En plus des risques cancérogènes, mutagènes et reprotoxiques (CMR), l’organisation du travail, et le travail de nuit en particulier, peuvent générer de graves atteintes à la santé. Méconnus des salariés, ces risques ne sont que rarement thématisés comme enjeu de mobilisations collectives. Ces secteurs à risques industriels majeurs recourent par ailleurs fortement à des entreprises sous-traitantes et à du travail intérimaire pour une partie des activités les plus exposées à ces risques. Peu représentés, ces salariés peinent à faire entendre leur voix et à faire reconnaître l’impact des risques affrontés pendant l’activité de travail sur leur santé.

Si un travail de prévention, notamment face aux risques cancérogènes, a sans doute été mis en place au fil des années, y compris avec les organisations syndicales, qu’en est-il de la prise en compte des travailleurs temporaires et sous-traitants dans cette démarche ?

On pourra également s’interroger sur les conditions d’émergence de règles de sécurité au sein de ces entreprises et sur leur acceptation par les salariés.

Les animateurs de cet atelier seront Michèle Dupré, sociologue du travail, maîtresse de conférences à l’Université Lyon2 (Travail, institutions, professions, organisation) ; Marie Ghis Malfilatre, sociologue de l’Inserm, Groupement d’intérêt scientifique sur les cancers d’origine professionnelle dans le Vaucluse (Giscop 84), recherche-action prenant appui sur les patients atteints de cancer hématologique du centre hospitalier d’Avignon ; Vincent Jacquemond, Consultant et Animateur métier Santé au Travail chez SECAFI/ALPHA, intervenant auprès des comités d’entreprises ; un dirigeant d’une fédération syndicale ouvrière de la chimie.

Les conditions de travail pour les ouvriers du bâtiment, sur les chantiers de destruction sont très souvent hors des normes de respect de la santé au travail.

Parmi les intervenants annoncés pour les travaux de cet atelier, outre d’anciens verriers de Givors, mais aussi des verriers en activité, un secrétaire de syndicat de retraités du bâtiment devrait monter comment dans la profession la question des conditions de travail, l’organisation du travail et la précarité engendrent des risques professionnels. Un médecin du travail apportera aux débats son expérience de praticien en entreprise. Un militant-expert travaillant sur les conditions de travail dans les services de santé apportera un éclairage sur ces services publics aujourd’hui en difficulté. Un maître de conférences en Droit privé à l’Université Jean Monnet à Saint-Etienne apportera le point de vue du juriste dans ces débats. Un sociologue du travail, Directeur de Recherche au CNRS fera bénéficier les travaux de ses recherches dans ce domaine. Des expert santé-travail, en relation avec les CHSCT de la chimie participeront aux travaux de cet atelier

D’ores et déjà, pour suivre la préparation de ce colloque, connaître l’organisation des travaux, http://www.vive-fr.org/ s’inscrire pour participer à un atelier, venir témoigner, un site Internet dédié a été créé : https://givors.sciencesconf.org/

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