La Cour de cassation a confirmé, l’accès à la reconnaissance du préjudice d’anxiété, aux salariés exposés à l’amiante dans un site non classé amiante. Les cheminots sont parmi les bénéficiaires de cette juste évolution. A Romilly-sur-Seine : le combat continue pour les 72 oubliés de l’amiante : En 2018, la cour d’appel avait rejeté la condamnation de la SNCF face aux cheminots exposés à l’amiante. La cour de cassation a cassé les arrêts. Retour en appel…

A Bordeaux 49 cheminots, étaient « sortis » vainqueur des Prud’hommes, mais désavoués par la cour d’appel de Bordeaux le 23 mars 2017. Les requérants ont alors déposés un pourvoi en cassation. Comme à Romilly-sur-Seine, la Cour de cassation a cassé les arrêts de la cour d’appel de Bordeaux. La SNCF Opiniâtre a de nouveau fait appel. « Le second passage  » devant la cour d’appel de Bordeaux aura lieu le 2 mars 2021. Les 49 cheminots et leur avocat ont jusqu’au 2 février 2021, pour contredire et apporter leurs arguments face aux conclusions de l’entreprise ferroviaire. Dans ce cas précis, la majorité des agents salariés a été exposé au sein des ateliers d’entretien. Lors de la démolition de cet établissement, 500 t d’amiante ont été dirigées vers le centre d’inertage de Morcenx. De la même manière la SNCF a été condamnée de nombreuse fois en faute inexcusable de l’employeur pour avoir exposé ses salariés aux poison amiante. Une exposition qui est la cause de nombreux décès. Ce qui n’empêche pas l’entreprise de moins en moins nationale de contester toutes expositions. La cour tranchera le 2 mars prochain (www.amiantemaladieprofessionnelle.com/)

En septembre dernier, au Conseil des Prudhommes de Lyon, avait lieu l’audience du bureau de conciliation pour les plaintes pour préjudice d’anxiété déposées par 183 cheminots et autres salariés d’entreprises extérieures ayant travaillé aux ex-Ateliers SNCF d’Oullins. Après cette première audience, la procédure va suivre son cours et c’est seulement à l’automne 2021 qu’une audience pourrait alors avoir lieu. Mais malgré la lenteur, bien des cheminots, inquiets pour leur santé, ne veulent pas laisser passer comme si de rien n’était.

Dans ces ateliers, l’amiante était travaillé dans presque tous les bâtiments, et tous les métiers de production y étaient confrontés, tant sur les pièces de locomotives que sur les pièces électriques. Car l’amiante y servait d’isolant électrique ou thermique. Beaucoup de cheminots sont tombés malades. À ce jour on compte dans cet atelier quinze décès et vingt-cinq autres travailleurs ont contracté des cancers ou d’autres maladies liées à cette fibre toxique.

Après plusieurs manifestations dans l’établissement (rassemblements, débrayages, droits d’alerte…) contre l’utilisation de ce poison, les plaignants demandent donc maintenant réparation. Or plus de 20 ans après son interdiction l’amiante est toujours présent sur la plupart des locomotives, sauf les plus récentes.

elit. ut luctus sem, tristique Donec efficitur. Praesent Aliquam justo consectetur