Les protections individuelles indispensables sont totalement absentes. Sans parler des protections collectives dont les procès-verbaux des réunions du CHSCT font largement état de leurs défauts de fonctionnement.

Le médecin du travail indiquait, lors de la réunion du CHSCT du 1er trimestre 1998 : « pour utiliser ces produits, il faut absolument porter des protections spécifiques : masques, gants, puisque ce sont des produits cancérogènes ».

Or, l’examen des quinze fiches de postes amiantés établies par la direction est éclairant. Une seule fiche, la n° 10 observe « utilisation de masque papier » pour dépose, découpe, montage, collage de tresse d’amiante blanche pour les doigts de ripage, de 1983 à 1993 au D12 et en machine ; et les plaques de pose en Asbestex pour le montage, démontage, nettoyage, brossage au D12 et en machine de 1990 à 1996.

On perçoit bien que la protection des salariés contre le risque cancérogène dû à l’amiante n’est pas le souci premier de la direction. Plusieurs fois dans les débats au CHSCT le représentant de la direction parle « sensibiliser l’équipe », « d’effort de rangement », mais en matière de communication sur les risques cancérigènes la bonne volonté s’avère absente. Il suffit de consulter la collection des livrets des brigades, pourtant outil privilégié de communication avec les hommes exposés, pour le confirmer.

Prenons les consignes de sécurité du livret de la nouvelle machine IS 73, en 1988 : les lunettes, les gants, les chaussures, le bruit et c’est tout. Le dernier livret de brigade celui de 2002 jusqu’à janvier 2003 : « pensons à la sécurité du consommateur » ; « se croire en sécurité c’est risqué » ; « respectons les spécifications » lesquelles ?; « Qualité, Sécurité, tous concernés » ; « Maintenons les installations de Sécurité Incendie en état. » ; « un bon réflexe pour vos yeux… faites vous soigner sans tarder ». Service minimal.

Voilà à quoi se résument les messages de sécurité dans les livrets des brigades de BSN Glasspack à Givors dans la dernière année d’existence (2002-2003) du site industriel. Sont totalement ignorés les risques de l’amiante, fibres céramiques réfractaires et produits chimiques divers. Alors que les dangers pour l’homme sont largement connus. Les indications sur les protections individuelles indispensables sont aussi totalement absentes. Sans parler des protections collectives dont les procès-verbaux des réunions du CHSCT font largement état de leurs défauts de fonctionnement durant de longues semaines.

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