46 députés sur 577 imposent le « secret des affaires » !

Ils étaient 66 en séance à l’Assemblée nationale lors-qu’intervint le vote de la loi sur le « secret des affaires ». Unanimes, les député LRM du président Macron alliés avec la droite votèrent sans sourciller la protection des patrons, industriels, financiers, affairistes véreux de tous poils. Seuls 20 députés du Parti communiste, du Parti socialiste et de la France insoumise s’opposèrent à la loi.

Qu’est-ce que le « secret des affaires » de grands mots pour un concept flou permettant toutes les dérives liberticides. Déjà était opposé aux droit du travail les « secrets de fabrication » permettant d’attenter aux conditions de travail des salariés en toute impunité. Idem avec le « secret médical » permettant de camoufler les atteintes à la santé sur les lieux de travail. Empêchant de faire de lien entre les pathologies développées et les expositions toxiques sur le poste de travail.

 N’est-ce pas le médecin-inspecteur de la Direction régionale du travail Rhône-Alpes qui demandait à la médecine du travail de Givors en février 2010 d’expurger les dossiers médicaux des verriers, afin de les empêcher d’identifier les risques chimiques auxquels ils furent exposés ? Souvenons-vous que cette population d’ouvriers développe dix fois plus de cancers que dans le monde du travail de notre pays. « Surtout ne pas transmettre ce qui a trait à des tiers ; le poste de travail… n’est pas à transmettre ». Même les compte-rendus du CHSCT étaient rattachés au « domaine de l’entreprise », comme les fiches de données de sécurité (FDS) des produits utilisés indiquant les risques auxquels étaient exposés les verriers. Avec la loi « secret des affaires » voilà ce que l’on veut légaliser et permettre de poursuivre tous les contrevenants.

Avec cette loi l’association des verriers et ses militants pourront désormais être poursuivis, car ils révèlent les conditions dans lesquelles furent empoisonnés les verriers à Givors, mais aussi comment sont empoisonnés tous les verriers de France et de Navarre. Joli coup de main aux empoisonneurs qui ont déjà à l’heure actuelle les moyen de monter jusqu’en Cassation pour faire annuler une reconnaissance en maladie professionnelle comme O.-I.-Manufacturing.

On n’a pas encore vu le député LRM-Macron de la circonscription de Givors Jean-Luc FUGIT manifester son opposition à une telle loi. Pourtant, sa carrière de scientifique sur les questions environnementales aurait dû le sensibiliser. D’autant plus qu’il reçut fin novembre dernier une délégation de verriers qui attira son attention sur les risques sanitaires de cette profession et les entraves rencontrées par les verriers pour voir reconnues leurs pathologies. Ces derniers remarquent d’ailleurs son silence persistant sur les suites qu’il aurait pu donner à leur rencontre.

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