Obstacles à la reconnaissance de l’origine professionnelle des maladies du travail.

On connaît le parcours du combattant poursuivi depuis douze ans par les anciens verriers de Givors pour la reconnaissance de l’origine professionnelle des maladies qui se développent dans cette population ouvrière. Le Centre d’études de l’emploi et du travail vient de publier une étude de Sylvie Platel sur « Les cancers liés au travail : une reconnaissance en maladie professionnelle à deux vitesses » qui souligne – une fois de plus – les difficultés rencontrées par les victimes pour rentrer dans leurs droits. http://www.test-afs-socio.fr/drupal/node/6242

Sont développés et éclairés les différents obstacles à surmonter : déficit de connaissance et de reconnaissance des cancers liés au travail ; le cadre étroit dans lequel cette démarche doit obligatoirement s’inscrire (dans et hors les tableaux de la Sécu) ; les limites de la législation ; les inégalités de reconnaissance selon les régions ; la polyexposition difficilement reconnue alors que plus de deux millions de salariés français y sont exposés ; l’accompagnement nécessaire, voire indispensable, des associations d’aide aux victimes pour y parvenir.

De son côté, l’Humanité qui informe de cette publication illustre ce combat à partir de l’expérience vécue par les anciens verriers.